Après Plan-les-Ouates jeudi, Meinier est aujourd’hui la cible de hackers.
Le site internet de Meinier est actuellement piraté. L’attaque virtuelle présente des similarités avec celle subit jeudi 30 décembre par Plan-les-Ouates.
Un drapeau de l’Algérie affublé d’une tête de mort et de deux sabres croisés. Une phrase d’insultes vulgaires, écrite en arabe, visant un certain «Admen Miller». Des hackers qui se nomment «Facebooker» et qui se présentent comme Algériens. Voilà ce que l’on trouvait jeudi à la place du site internet de Plan-les-Ouates.

Le site a été détourné durant plusieurs heures avant d’être rétabli le même jour, à midi. Pour quelles raisons? A qui les hackers faisaient-ils référence? «Personne ne s’appelle comme cela dans notre administration, relève le maire, Geneviève Arnold. Aucun nom ne s’en approche. Cela ne veut rien dire. On est inquiet.» Malgré un renforcement de la protection du site internet demandé à l’hébergeur, il a de nouveau été attaqué jeudi soir. Les autorités communales vont déposer une plainte pour piratage.

Comment analyser cette attaque virtuelle? Les éléments qui figuraient sur la page d’accueil de Plan-les-Ouates laissent perplexe Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam). «La signature n’est pas connue. Rien ne prouve que l’attaque vient d’Algérie. La photo qui montre un paysan dans une voiture coupée en deux n’est pas prise dans le désert algérien.»

Quant à la personne visée, Admen Miller, elle n’évoque rien pour le spécialiste. Cette action peut-elle avoir un lien avec l’affaire libyenne? «Nous savons que des logos officiels de marques suisses, comme Nestlé et Swatch, ont été détournés par la Libyens pendant la crise. Mais ils n’ont jamais pris possession d’un site.
(S/tdg.ch)