Nedjma, l’opérateur leader de l’innovation et du multimédia mobile en Algérie, a organisé mercredi dernier au siège de son institut à Tixeraïne sa dernière formation de l’année aux membres de son club de presse.


Cette 27e session de formation a été consacrée à la virtualisation et assurée par Mounir Khaldi, chef de service IT Système et Support au sein de l’entreprise. La virtualisation a été présentée comme «un concept qui a été mis au point pour la première fois dans les années 1960 par IBM pour permettre la partition d’une vaste gamme de matériel mainframe (ordinateur central de grande puissance) et optimiser son utilisation. Ces partitions permettent un traitement multitâche, à savoir l’exécution simultanée de plusieurs applications et processus». La firme américaine VMware (qui est également le nom des logiciels conçus par la firme) a inventé la virtualisation pour la plateforme x86 dans les années 90 afin de répondre notamment aux problèmes de sous-utilisation, et a surmonté les nombreux défis émergeant au cours de ce processus.

L’adoption généralisée de Windows et l’émergence de Linux comme systèmes d’exploitation serveurs dans les années 1990 ont fait des serveurs x86 la norme de l’industrie. L’approche adoptée pour la virtualisation consiste à insérer, d’abord, une fine couche logicielle directement sur le matériel informatique ou sur un système d’exploitation hôte, contenir sur la couche logicielle un moniteur de machine virtuelle ou «hyperviseur» qui alloue les ressources matérielles de façon dynamique et transparente, faire fonctionner plusieurs systèmes d’exploitation simultanément sur un seul ordinateur physique et partager leurs ressources matérielles. En dernier, encapsuler une machine complète, notamment le processeur, la mémoire, le système d’exploitation et les périphériques réseau. Il est possible donc d’exécuter en toute sécurité plusieurs systèmes d’exploitation et applications en parallèle sur un seul ordinateur, chacun(e) ayant accès aux ressources requises au moment voulu.

La virtualisation répond à des usages émergents. Nous pouvons par exemple parler de l’avènement des bureaux virtuels liés à la forte mobilité des collaborateurs. Il est ainsi possible depuis un simple client léger d’accéder à ses applications métier sans qu’il soit nécessaire d’installer le moindre applicatif sur son portable. Seule une connexion Internet est alors utile (filaire, wifi, 3G...). Le cabinet d’analyse IDC vient de livrer les résultats d’une étude sur la virtualisation au sein des serveurs d’ici 2014.
Premier fait intéressant : plus de 70 % de toutes les charges de travail des serveurs installés le seront effectués sur une machine virtuelle en 2014.
Source