28 janvier 2014 - Un mois après son grave accident de ski à Méribel, le septuple champion de Formule 1 Michael Schumacher est toujours en soins intensifs à l'hôpital de Grenoble. Son état est toujours qualifié de "stable", sans autre précision. Il souffre de lésions crâniennes "diffuses et sérieuses".
Michael Schumacher a été plongé dans un coma artificiel. Le but ? mettre le cerveau au repos pour réduire la tension dans la boîte crânienne.
Ce coma artificiel peut être prolongé "longtemps, des jours, des semaines", selon le professeur Jean Mantz, chef du département d'anesthésie réanimation à l'hôpital parisien Bichat-Beaujon-Louis Mourier.
Toutefois, la durée moyenne d'un coma artificiel pour les traumatisés crâniens graves est "de l'ordre de 15 jours", selon le Pr Audibert, responsable de l'unité de réanimation neurochirurgicale du CHU de Nancy. Même si cela peut être un peu plus long, c'est "assez rare" qu'un coma artificiel dépasse trois semaines, explique-t-il.
Les médecins décident généralement de la sortie du coma artificiel une fois que la pression dans la boîte crânienne est redevenue basse et stable. "Quand on enlève doucement la sédation et que la pression reste correcte, cela détermine l'arrêt complet du coma artificiel", explique le Pr Audibert. Le patient revient alors à son "état de base clinique". Il peut rester dans le coma, cela arrive, ou bien se "réveiller" progressivement.
Après le coma, "la route peut être encore très longue"
A la sortie du coma artificiel, les médecins sont attentifs aux réactions du patient. "On va tester pour voir si on arrive à communiquer avec lui, s'il répond aux stimulations verbales, avec des ordres du type +serrez-moi la main+, +fermez ou ouvrez les yeux+", indique le Pr Audibert.
Après cette phase, "la route peut être encore très longue et on a vu des patients s'améliorer entre un et trois ans après un accident", explique le Dr Vigué. "Le temps au bout duquel le patient peut récupérer de son accident sur le plan neurologique, et la qualité de cette récupération restent impossibles à pronostiquer avec certitude aujourd'hui", pour le Pr Mantz. Mais selon le Pr Audibert on peut être fixé sur le handicap définitif consécutif à un traumatisme crânien environ deux ans après l'accident.

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