Quelles sont les mesures prises par Facebook pour enrayer les vidéos de "neknomination" ? Elles se limitent pour l'instant à la simple possibilité de les signaler auprès de ses services, en espérant qu'ils les jugent inappropriées.

La "neknomination" consiste à se filmer en train de boire de l'alcool et à défier ensuite ses amis à faire de même.


C'est la question que tout le monde se pose face au phénomène "neknomination", ce jeu d'alcool qui fleurit sur les réseaux sociaux  : pourquoi Facebook ne supprime-t-il pas tout simplement les vidéos incriminées ? Le sujet est délicat pour le réseau social, attaché par nature à la liberté d'expression protégée par le Premier Amendement de la Constitution américaine.

Au point que Facebook France refuse de s'exprimer sur le sujet, renvoyant à une déclaration de sa maison-mère : "Facebook est une plateforme où les gens peuvent partager des contenus, des messages et des idées librement, dans le respect des droits de chacun. C'est pour cela que nous ne tolérons aucun contenu directement nuisible, comme le harcèlement ou la pornographie, par exemple".

Déjà un précédent sur une vidéo de décapitation

Comment alors éviter que les vidéos de "neknomination" se multiplient sur le site ? "Nous encourageons les utilisateurs de Facebook à signaler à nos équipes un contenu qui leur semble illicite ou choquant. Nos équipes agissent alors au cas par cas", répond le réseau social. Restent en dernier recours des solutions radicales : "Nous donnons aussi à chacun la possibilité de se retirer de conversations ou contenus gênants avec des outils tels que le retrait d'une identification ou le blocage d'un utilisateur". Bref, à chacun de se débrouiller.

Ce n'est pas la première fois que Facebook est confronté à l'apparition de contenus choquants sur son site. En octobre 2013, une vidéo avait ému les utilisateurs, notamment en Grande-Bretagne. Vraisemblablement tournée au Mexique, on y voyait un homme masqué décapiter une femme.

Retirée une première fois en mai, elle avait refait son apparition ; Facebook l'avait justifié par le fait que le commentaire l'accompagnant visait à dénoncer cet agissement. Le réseau social avait alors consenti à placer un message d'avertissement avant les images en question. Pour finalement la retirer face à la protestation de l'opinion britannique, le Premier ministre David Cameron en tête qui avait alors jugé dans un tweet que Facebook était "irresponsable de publier des vidéos de décapitation.

Source: metronews.fr