Après avoir officiellement mis à la trappe la fonction « j'aime pas » un temps imaginée, Facebook se tourne vers les émoticônes dans l'espoir de donner un second souffle à son activité. Et également d'accroître l'efficacité de son ciblage publicitaire.

On s'en doutait, mais c'est désormais officiel : Facebook ne lancera pas le pendant négatif de son célèbre « like ». Si ce dernier restera vissé sous chaque statut, les internautes vont cependant avoir à disposition un nouveau catalogue expressions pour s'exprimer face à un contenu. Depuis jeudi Facebook teste ainsi six emoji, appelés « réactions », qui pourraient venir s’ajouter au traditionnel « like ». En restant appuyé sur le bouton « j’aime », l'utilisateur voit apparaître six nouvelles réactions : « en colère », « triste », « wow », « haha », « ouais ! » et « amour ».

« Tous les moments ne sont pas de bons moments, et parfois vous voulez simplement pouvoir exprimer de l'empathie », a commenté Mark Zuckerberg sur sa propre page Facebook. « Ce sont des moments importants où vous avez besoin de pouvoir partager plus que jamais, et un « like » n'est pas forcément la meilleure façon de vous exprimer », a-t-il relevé. « Il ne s'agit pas d'un bouton « dislike » mais cela vous donne la possibilité d'exprimer rapidement votre tristesse et votre empathie, en plus du plaisir ou d'une réaction chaleureuse », a-t-il ajouté.

Des publicités toujours plus ciblées

A priori anodine, cette annonce bouscule les habitudes de Facebook. Notamment sur son modèle économique : le « like » dispose aujourd’hui d'une valeur marchande pour le site, il est scruté comme une nouvelle forme de grammaire, si ce n’est d’engagement social. Il permet ainsi au réseau d'identifier et de proposer à ses utilisateurs des contenus favorisant le ciblage publicitaire. Ce à quoi devraient servir les nouvelles émoticônes, comme l'a expliqué Chris Toss, responsable produit chez Facebook à la radio irlandaise RTE.
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