Nokia Siemens mise désormais sur les marchés émergents pour développer la technologie de 3G. L’autre technologie dite LTE (Long Term Evolution) avance à pas de géant dans les sociétés occidentales.
Etant en retard en la matière, l’Algérie n’a pas encore fait son choix pour ce qui est du développement de la téléphonie cellulaire de troisième génération qui implique le segment internet sur mobile.
Annoncée pour 2007 par l’ancien ministre des Télécommunications, Boudjemaâ Haïchour, puis ajournée pour avril 2008, le pays semble se retirer sur l’Aventin et la 3G ne figure plus parmi les priorités du gouvernement. Dimitri Diliani, directeur de Nokia Siemens Networks pour l’Afrique, en tournée dans la région, a estimé que le segment internet mobile n’est pas si développé en Algérie, faute de l’introduction de la technologie de 3G et/ou de la LTE.
«Quoi qu’il en soit, le potentiel est énorme et nous soutenons nos clients pour toute démarche allant dans le sens de développer le 3G et la LTE, d’autant plus que nous sommes leaders sur les deux technologies. La décision revient au gouvernement algérien, car il s’agit de l’attribution d’une licence», dira Dimitri Diliani dans un entretien avec El Watan et El Khabar. Il sait que la réflexion doit s’intensifier au niveau des institutions de l’Etat d’abord, avant que la mouture finale soit matérialisée en appel d’offres pour une licence de la 3G ou de la LTE.
Techniquement, la technologie LTE apportera des débits de large bande passante exceptionnels et permettra d’utiliser des applications de données de plus en plus sophistiquées sur les écrans mobiles.
Leader mondial sur les deux technologies 3G et LTE, Nokia Siemens Networks a conclu 190 contrats de 3G et 31 contrats pour la LTE à travers le monde. Le directeur pour l’Afrique de cette multinationale espère se voir doter rapidement d’un nouveau marché en Algérie, alors que Nokia Siemens est fournisseur déjà des trois opérateurs du marché, Algérie Télécom, Orascom Télécom Algérie (OTA) et Wataniya Télécom. Mais il sait que la décision sur la téléphonie cellulaire de troisième génération est éminemment politique. «L’Algérie est un pays important pour Nokia Siemens. Nous sommes déjà fournisseurs pour les trois opérateurs du marché. Quand nous observons le marché, nous pouvons dire qu’il est assez mature et assez énorme en termes de consommation. La moyenne de consommation pour le segment de téléphonie est de 4 heures et demie par mois.C’est énorme !», dira Dimitri Diliani. Interrogé sur l’impact d’une éventuelle «nationalisation» de OTA sur les rapports entre son groupe et le futur acquéreur, le directeur pour l’Afrique de Nokia Siemens se déclare confiant.
«Que le réseau change de propriétaire, notre mission reste la même : maintenir et entretenir la disponibilité et l’efficacité du réseau et offrir des services aux consommateurs finaux. Le reste ce n’est qu’un business. Il y a des changements qui se font un peu partout à travers le monde. Il y a des opérateurs qui fusionnent et d’autres qui sont acquis par d’autres compagnies», a-t-il estimé. L’opérateur Nokia Siemens entend concentrer davantage ses efforts sur le continent africain, dont le taux de croissance est de 17%. .
(S/elwatan)