[Algérie Télécom] « Baisse des Tarifs » et « Augmentation du débit » …. « Azouaou Mehmel » Recadre la Ministre des PTIC




Cela fait déjà plusieurs mois que la Ministre de la Poste et des TIC, Houda Imane Faraoun, nous promet une éventuelle baisse des tarifs de l’internet et même une augmentation du débit maximal pour les particuliers (8 Mbit/s Actuellement) jusqu’à 20 Mbit/s.

Bien évidemment, beaucoup d’entre nous y ont vraiment cru d’autant plus que le principal concerné par la question, Algérie Télécom, n’a infirmé ni confirmé l’information … donc on s’est dit pourquoi pas ?!

Mais c’est sans compté sur l’intervention du PDG d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel, invité cette semaine du Forum El Moudjahid, où il a clairement contredit les propos de la Ministre de la poste et des TIC, Houda imane Faraoun, en affirmant qu’il n’y aura pas de baisse des prix des services internet et encore moins une augmentation du débit maximal (en tous cas pas pour tout le monde).

M. Mehmel a déclaré que la décision de maintenir les prix à leurs niveaux actuels est motivée par plusieurs raisons, notamment la hausse des prix des équipements en grande majorité importés, les coûts élevés de l’utilisation des bandes passantes payés en devises, ainsi que l’augmentation des charges de l’entreprise en interne (carburant, électricité…).

Pour lui, ce maintien est déjà un grand effort qui continue à être supporté par le groupe. Cependant, se montrant rassurant, M. Mehmel a fait savoir que ces mêmes prix n’augmenteront pas, au moins pour l’année en cours.

L’augmentation du débit Internet est le deuxième aspect sur lequel la ministre de la Poste s’était avancée, en affirmant qu’il passera de 8 mégabits/s aujourd’hui à 20 mégabits/s dans un futur proche.

Pour M. Mehmel, « cela ne concernera que les zones bien équipées en termes d’installations et de moyens », à savoir les grandes villes du pays, recalant ainsi le reste des régions et des populations à des délais ultérieurs.

L’autre point qui fait tache d’huile dans la gestion de ce groupe public est le problème des factures. « Sur un peu plus de 3 millions de factures émises, la moitié n’aboutit pas aux clients, ce qui représente un coût énorme pour l’entreprise, en plus des désagréments causés aux abonnés du fait des coupures des lignes téléphoniques générées automatiquement par le système suite au non payement », a avoué le conférencier. Il a souligné que pour remédier à cette situation, les abonnés seront dorénavant avisés par des SMS et par des e-mails dès la disponibilité de leurs factures. En plus, le nouveau mode de gestion des agences commerciales devra nous amener progressivement à la limitation du temps d’attente des clients et la célérité dans la prise en charge de leurs doléances, a-t-il poursuivi.

Ainsi, selon M. Mehmel, un nouveau système d’information est en train d’être mis en place et qui permettra, entre autres, aux abonnés d’imprimer leurs factures et d’augmenter leur débit Internet. Dans le souci d’améliorer la relation avec la clientèle, une licence d’une durée d’une année sera offerte gratuitement à chaque foyer permettant d’effectuer un contrôle parental en direction des enfants, en interdisant l’accès aux sites sources de dangers (moral, sécuritaire…), a-t-il ajouté.

Restant dans le contexte des nouveautés, l’invité d’El Moudjahid a révélé qu’une convention sera signée prochainement avec l’entreprise publique de télévision en vue d’offrir aux internautes des vidéos de production nationale.Il a réitéré par la même occasion le projet de mise en ligne de la bibliothèque virtuelle.Ces deux projets, dont le lancement est prévu avant la fin du premier semestre de 2016, rentrent dans le cadre de la démarche de production et de mise en ligne du contenu national aux service de millions d’Algériens, qui consomment jusque-là du contenu étranger traitant de l’actualité nationale.

Enfin, le premier responsable d’Algérie Télécom est revenu sur la bonne situation financière de son groupe, rappelant les bénéfices à deux chiffres réalisés pour la deuxième année consécutive, ce qui permettra au groupe de maintenir son programme d’investissements, visant notamment à développer les infrastructures. Estimés à 40 milliards de dinars, ils sont totalement supportés par les fonds propres d’AT, sans avoir recours à un quelconque financement externe.

Source : AndroiDZ