L’Algérie est l’un des pays arabes où l’usage de l’informatique est assez répandu et en extension progressive dans différents secteurs. Au cours de ces deux dernières décennies, le pays a vu un développement important de l’Internet et la diversification des domaines d’utilisation de l’outil informatique. Cela s’est concrétisé par la prolifération vertigineuse des cybercafés gérés par de jeunes diplômés des universités algériennes, offrant ainsi un large éventail aux internautes et autres candidats à l’initiation. Parallèlement à cela, une multitude d’écoles privées spécialisées dans l’enseignement des différentes disciplines informatiques ont également vu le jour.
Néanmoins, les pouvoirs publics ont fait montre d’une incapacité criante à suivre cette ascension de la société algérienne, préférant observer une prudence et une certaine retenue quant à l’introduction de cet outil indispensable dans la vie moderne. A priori, l’administration n’a pas jugé utile d’accompagner cette importante évolution technologique dans le pays, restant ainsi à l’écart
de ces chamboulements. L’e-gouvernance reste un concept étranger aux mœurs de l’administration algérienne. Du côté des opérateurs privés, à peine si des sites et des adresses électroniques proposant des prestations de services trouvent des échos à leurs sollicitations. Même chose pour la presse en ligne qui reste très méconnue dans notre pays.A Oran, la communication et l’information sont le parent pauvre de la gestion locale. La commune d’Oran, l’une des plus importantes du pays, ne dispose pas d’un département de la communication, digne de ce nom. Pendant des années, ce volet a été occulté, tant il charriait méfiances et craintes, somme toute injustifiées. L’installation du nouveau wali d’Oran a imprégné un nouveau souffle à l’action communale et à la modernisation des procédés de gestion et de communication.A ce titre, il a annoncé son intention de mettre sur pied une commission de communication et d’information, «digne d’une grande métropole comme Oran». Une commission composée des meilleurs journalistes de la wilaya ainsi que des spécialistes de la communication, maîtrisant le domaine et les langues étrangères, notamment l’anglais. Ne comptant pas rester à l’écart de cette mue qui se profile, le jeune maire de la ville d’Oran a entrepris des initiatives dans le sens d’une amélioration de la gestion de la communication. A cet effet, une revue de la ville est en cours d’élaboration par un groupe de journalistes. «Une revue qui aura un regard critique quant à la gestion locale et radioscopique par rapport aux lacunes et restes à réaliser», estime Zine Eddine Hassam, président de l’Assemblée populaire communale d’Oran.Parallèlement, un site Internet de la ville est en cours de réalisation et devra voir le jour incessamment. «La délibération relative à la création de ce site a été approuvée par l’assemblée et nous avons fait appel à des spécialistes pour son élaboration. Nous réservons beaucoup de surprises agréables aux citoyens, notamment la communauté résidant à l’étranger», nous confiera-t-il. En guise de surprise, le maire fait allusion, sans doute, à la commande et à la délivrance par Internet d’extraits de naissance 12 S et autres services, notamment un espace dédié aux doléances.Ce sont les responsables de l’entreprise à laquelle a été confié le marché en question qui auront à charge de gérer ces dossiers, dans un premier temps. Ils devront, par la suite, former des jeunes pour prendre le relais et gérer ces espaces au nom de la ville. Il y a lieu de noter que le service de l’état civil a été entièrement informatisé et relié aux secteurs urbains de la ville. Les citoyens peuvent, désormais, retirer leurs extraits de naissance 12 S des secteurs urbains de leurs lieux de résidence.
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