Une fois encore, l’Algérie se distingue par son retard qu’elle accumule vis-à-vis de ses voisins. En matière de TIC, cela commence à devenir une habitude. Et cette fois-ci, on ne parlera ni de la 3G, déjà fortement présente en Tunisie et au Maroc, ni de la qualité du débit internet. L’Algérie est aussi en retard dans plusieurs autres domaines à l’instar du e-commerce.

Et si on compare l’Algérie au Maroc où le e-commerce connaît un réel boom, le constat est encore plus amer. En effet, au Maroc, l’e-commerce commence réellement à se démocratiser. Grâce aux moyens de paiement dédiés de plus en plus sophistiqués et sécurisés et des interfaces web attrayantes, le e-commerce a trouvé sa voie au Maroc.

Avec Internet qui commence à entrer dans de plus en plus de ménages maghrébins, l’e-commerce commence à se développer. La méfiance des acheteurs en ligne est encore prédominante, mais la tendance évolue progressivement.

Avec un chiffre d’affaires de presque 50 millions d’euros, l’e-commerce marocain fait figure de leader au Maghreb, contrairement au e-commerce algérien qui ne bénéficie même pas encore d’un mode de paiement en ligne adéquat à l’image du paiement en ligne.

Au Maroc, un pays musulman et maghrébin comme l’Algérie, ni plus développé ni plus aisé, on n’a pas tardé à comprendre tout l'intérêt de ce secteur qui génère de la richesse et des emplois aussi. Beaucoup d’emplois même puisqu’au Maroc, on estime à une centaine le nombre de sites dédiés, qui traitent diverses thématiques, pour répondre aussi bien aux besoins des particuliers que des professionnels.

Il en va des sites de deals et ventes flashs (Hmizate.ma et Mydeal.ma), de voyages (Jevoyage.ma et atlasvoyages.com), de shopping (myshoes.ma), dédiés à l’alimentation (epicerie.ma), aux services (Maroc Telecom, Lydec), ou à l’informatique (microchoix.ma).

Les autorités marocaines n’ont pas lésiné aussi sur les moyens pour encourager ce secteur dynamique et, d’ailleurs, un coup de pouce a été donné aux PME marocaines afin qu’elles puissent ouvrir des boutiques en ligne et promouvoir l’e-commerce.

A l’opposé, l’Algérie dispose d’un bon potentiel, mais on ne compte qu’une dizaine de sites et le faible nombre de connexions internet fait que le pays est à la traine du point de vue de l’e-commerce.

Cela va-t-il durer longtemps ? On espère que non même si le plan de rattrapage lancé par le gouvernement n’a pas prouvé son efficacité. A défaut d’un réel sursaut, les Algériens risquent de demeurer condamnés à observer de loin les bonnes performances du e-commerce marocain, ce qui n’est nullement une bonne chose pour tout le secteur de la technologie et du commerce en général dans notre pays.

Source: nticweb.com