Un hacker allemand est parvenu à prendre le contrôle d’un avion au moyen d’une appli Android exploitant les failles du système de communication. Les autorités de l'aviation se montrent sceptiques.


Plus besoin de Kalachnikov pour détourner un avion. Un simple smartphone tournant sur Android permet théoriquement de jouer les pirates de l’air.

C’est ce qu’affirme le spécialiste allemand en sécurité informatique Hugo Teso. Il a tenu la semaine dernière à Amsterdam une conférence très remarquée dans le cadre de la rencontre «Hack in the box». Son application PlaneSploit, développée ces trois dernières années, permet d’envoyer des signaux radio à l’avion visé pour que son système de pilotage automatique change de direction, d’altitude, de vitesse, etc, rapporte 01.net.

L’appli ne risque pas de se retrouver dans la boutique Google Play de sitôt. Le but du pirate est d’attirer l’attention de Boeing et Airbus, ainsi que leurs partenaires pour combler les failles découvertes dans le système de communication qui date des années 70.

De la théorie à la pratique

Hugo Teso a testé son logiciel pirate sur un avion virtuel. Il affirme néanmoins que son application pourrait très bien fonctionner sur une machine volante.

Pas si sûr répondent les autorités aériennes. Interrogé par 20 Minuten, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), souligne que l’autopilote ne peut être manipulé par voies d’ondes. Sans compter que les fréquences utilisées dans l’aviation sont très différentes de celles utilisées par les smartphones.

Même son de cloche du côté de l’administration américaine de l’aviation civile (FAA). Pour elle, si les tests menés par le spécialiste allemand fonctionnent sur un simulateur, ils sont voués à l’échec face à un ordinateur de bord certifié.

source: 24heures.ch