La commission européenne a dévoilé les propositions de Google, qui accepte notamment de modifier l'affichage de ses résultats...

Google vs l'Europe, épisode 53. Jeudi, la commission européenne a publié les propositions faites par le géant de la recherche et de la publicité afin de répondre aux accusations d'abus de position dominante. Si Google fait un pas en avant, ses concurrents ne semblent pas satisfaits.

Google est notamment soupçonné de mettre en avant dans ses liens ses propres moteurs de recherche verticale, c'est-à-dire spécialisés dans un domaine précis comme les voyages ou les restaurants, afin de leur assurer un «traitement préférentiel» par rapport aux autres moteurs de recherche spécialisés.

Parmi les remèdes qu'il propose pour une durée de cinq ans et qui ont été dévoilés par la Commission, Google prévoit de labelliser les liens vers ses propres services de recherche spécialisés faisant l'objet d'un traitement préférentiel, afin que les utilisateurs puissent les distinguer des autres résultats de recherche. L'entreprise propose également de systématiquement proposer trois liens vers des services concurrents, comme il le fait déjà pour la Bourse. Les journaux pourront, eux, davantage contrôler leur contenu dans Google News. En matière de publicité, Google cessera d'imposer aux annonceurs des clauses d'exclusivité.

«Trop peu, trop tard»

La Commission européenne a décidé de lancer une consultation auprès des concurrents de Google sur les remèdes proposés. L'enquête de la Commission avait été ouverte en novembre 2010 à la suite de plusieurs plaintes, dont une émanait du portail internet Ciao, racheté par Microsoft en 2008. Microsoft s'était joint à la plainte en 2011.

Rassemblés dans le collectif ICOMP, les concurrents ont rapidement réagi. Leur avis? «Too little, too late (trop peu, trop tard)». «Ajouter des étiquettes pour les résultats favorisés n'est pas la solution», écrit le groupe, qui demande à Google d'adopter un principe de «non discrimination».

source: 20minutes.fr