Pour la première fois, une quarantaine de personnes volontaires pour un aller simple pour Mars s'est réunie à Washington. Leur mission leur a été présentée en termes simples : ils devront, d’ici quelques années, aller coloniser la planète rouge.

Samedi, se sont réunis à Washington les premiers 40 Américains et Canadiens retenus pour un aller simple vers la planète Mars. Là, ils ont assisté à une présentation de leur future mission imaginée par Mars One. Depuis le mois d'avril, près de 78.000 volontaires se sont déjà portés volontaires pour l'aventure et "ça continue", affirme Bas Lansdorp, le co-fondateur de Mars-One, une société hollandaise à but non lucratif. Cela donnera l’occasion de procéder à de futures étapes de sélections, souligne-t-il.

C’est ce PDG qui a expliqué le projet en ces termes : "Établir une colonie permanente sur Mars signifie pas de retour. Cela a l'air spectaculaire mais il ne faut pas oublier que dans l'histoire de notre planète, des gens sont partis en exploration en quittant leurs familles. La prochaine étape la plus logique est Mars". Une opinion partagée par certains candidats tels que Christine Rambo, une bibliothécaire de 38 ans mariée et mère d'un enfant. Pour elle, Mars est "la prochaine grande étape de l'exploration, c'est comme Christophe Colomb découvrant l'Amérique".

Citée par l'AFP, elle ajoute : "c'est un exploit formidable, je veux en faire partie". Même si cela lui "fait peur, oui, mais le courage est de faire ce qui doit être fait". De même Jesse Lemieux, diplômé de mécanique aéronautique, s'enthousiasme déjà à l'idée de voir "des canyons qui sont plus profonds et plus larges que n'importe où sur terre. Je veux avoir la chance de voir ça, de voir s'il y a ou s'il y a eu de la vie, même si c'est une simple bactérie". L’homme de 40 ans espère même "voir des Martiens".

Un premier voyage de 7 mois en 2023

Comme l’avait déjà dévoilé Mars One il y a quelques mois, les quatre premiers volontaires devraient se poser sur Mars en 2023 après un voyage de sept mois. Par la suite, tous les deux ans de nouveaux participants viendront les rejoindre indique M. Lansdorp. Une mission certes attirante mais qui présente des difficultés de taille, a reconnu le PDG. Entre l'absence d'oxygène, de nourriture et la température moyenne de -63°C, l’environnement martien est en réalité assez peu accueillant !

Mais “une première entreprise est sous contrat et a commencé à travailler sur le système de maintien en vie et les combinaisons”, a souligné le dirigeant. Pour lui, le milieu dans lequel évolue la Station Spatiale Internationale est encore plus hostile. "On sait déjà fabriquer de l'oxygène et recycler les choses. On fera ça sur Mars", a-t-il affirmé.

La première mission coûtera 6 milliards de dollars. Pour l'heure, Mars One n’est “pas encore arrivée à collecter ce montant” qui devrait notamment permettre de mettre au point une fusée assez puissante pour pouvoir lancer la mission puisque celle-ci n’existe pas encore.



Source: maxisciences.com

Alors il y a des Dzgeekiens qui veulent partir sans retour a Mars