Dans la nuit de vendredi à samedi, entre 1h37 et 1h38, une panne généralisée a mis tous les sites de Google KO. L'ampleur du black-out donne lieu à une guerre des chiffres. Explications.


Le géant ne donne pas de détails sur cette avarie, qui a rendu inaccessible l’ensemble de ses 16 services, du moteur de recherche en passant par YouTube, Gmail, ou le nuage Google Drive. L’incident est néanmoins documenté sur le tableau de bord officiel. Selon cette même source (message d’1h48), l’interruption n’a pas duré plus de deux minutes.

Guerre des chiffres

La nouvelle du black-out a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux et des sites d’information. Et pour cause. Selon la société d’analyse GoSquared, qui s’est fendue d’un communiqué largement repris, le trafic internet s’est effondré de 40% (!) durant l’incident.

Google a-t-il tant de poids dans le trafic mondial? Ce chiffre est toutefois à prendre avec des pincettes, comme le rappelle le site ZDNet.fr. «L'analyse est […] faite sur un petit échantillon de sites web, principalement anglo-saxons, ce qui n'est pas représentatif de grand-chose dès lors que l'on prétend en tirer des conclusions sur le «trafic global» du web et en évaluer la baisse à 40% et pas 32% ou 57%», nuance le site. Et de souligner que l’on aurait tort de conclure que Google pèse 40% du trafic internet, comme l’a fait Forbes.

Pic de tweets

Une chose est certaine, la panne a provoqué un pic de Tweets, à plus de 1000 messages à la minute mentionnant Google. Selon le site d’analyse Topsy, les occurrences habituelles oscillent plutôt autour des 200 tweets/minute. Les plus inspirés n’ont pas manqué de plaisanter sur le bug s’interrogeant si Google avait atteint la fin d’Internet ou si le NSA était en train d’installer un nouveau logiciel d’espionnage.



Source: 24heures.ch